"Un an déjà que tu as commis l'irréparable...un an que chaque jour, je me pose toujours tout un tas de questions qui resteront à jamais sans réponse, un an que je me demande si j'aurai pu agir différemment pour t'empêcher de commettre le pire, si d'autres paroles plus violentes auraient pu te convaincre que la voie que tu allais choisir pour cesser de souffrir n'était pas la meilleure, ni pour toi, ni pour nous tous. Si seulement j'avais su que tu avais cette idée en tête... J'aurai tellement aimé te donner de ma force, de mon courage et de ma rage pour combattre tous ceux qui t'avaient détruite peu à peu, je n'en ai pas eu le temps suffisant, le mal était bien plus profond que je ne pensais... Ma seule bien maigre consolation aujourd'hui est de t'avoir couverte d'amour, jusqu'au dernier jour et d'espérer que tu as enfin trouvé la paix et le bonheur éternel.
Si je lutte toujours pour me faire une raison à ce choix que tu as fait et si je me demande si j'arriverai un jour seulement à l'accepter, il y a une chose que je n'accepterai jamais : c'est pardonner à ceux qui t'ont conduite à commettre ce geste fatal, consciemment ou non, leur méchanceté et leur cruauté n'ont pour moi aucune justification, alors crois moi que nous irons au bout de ce que nous voulions faire avec toi, rendre justice. S'ils n'ont pas su apprécier et reconnaître ton honnêteté, ton intégrité, ta franchise, ta soif de respect, ton professionnalisme et ta gentillesse parce que ces mots là ne faisaient peut-être pas partie du vocabulaire qui leur est familier, nous leur apprendrons à rougir de leur lâcheté, de leur hypocrisie et de leurs mensonges. Car si eux ont peut-être réussi à tourner cette page qu'ils ont salie, il n'en est pas de même pour tous ceux qui t'ont aimé et qui continueront à t'aimer et à défendre tes valeurs. Je serai toujours là pour toi, Val, tu te souviens de cette petite phrase tant de fois dite et tant de fois écrite ? Et bien où que tu sois aujourd'hui, elle a toujours tout son sens pour moi. On ne lâche rien, le combat continue, même s'il aurait été bien plus beau avec toi à nos côtés. On ne pourra malheureusement jamais parler de victoire car la seule victoire aurait été de te sauver de cet enfer là alors parlons juste d'un hommage que nous rendons à ton âme à défaut de pouvoir changer le cours de la vie... Je me suis souvent exprimée en chanson et nous nous sommes souvent retrouvées sur la même longueur d'onde et de façon parfois assez troublante alors aujourd'hui si je devais en retenir 3 dans notre histoire, Val, ce serait bien sûr tout d'abord "Là où je t'emmènerai" de Florent PAGNY car elle avait tout de suite éveillé en moi le chemin du bonheur que tu avais retrouvé et qui aurait dû à tout jamais rester ensoleillé, puis plus sombrement "Plus là" de Frédéric LERNER car c'était celle qui exprimait le mieux la peine qui était la nôtre en te perdant définitivement et enfin "Puisque tu pars" de Jean-Jacques GOLDMAN qui restera indéniablement celle qui retrace le mieux ce que j'ai vécu ou ce que je vis encore très fort. Je t'aime de tout mon coeur, ma petite "Lala", tu me manques toujours autant et je donnerais n'importe quoi pour que tu sois toujours parmi nous..
Merci à tous ceux qui de près ou de loin nous ont apporté et nous apportent encore réconfort et soutien, quel que soit le moyen choisi pour l'exprimer. Même si vous avez l'impression que la route est longue et que les choses ne bougent pas, soyez assurés que nous n'avons pas baissé les bras et que nous irons jusqu'au bout. Kate"